ARTICLE Ces journées d’études interdisciplinaires visent à examiner les processus de racialisation en tant que rapport de pouvoir à l’œuvre dans les mondes éducatifs français, et la manière dont ils s’articulent avec les rapports sociaux de sexe et de classe. Autrement dit, il s’agit d’interroger comment les rapports sociaux de classe, de race, de sexe s’entremêlent, interagissent les uns avec les autres et structurent ensemble  le champ de l’éducation au sens large (école, éducation populaire, formation des adultes, éducation spécialisée, intervention sociale).

Ces processus seront notamment étudiés à travers les stigmatisations et les discriminations dont font l’expérience les personnes assignées à des groupes minoritaires, par exemple celles catégorisées comme musulmanes, ou encore roms ou gitanes. Les expériences d’autres catégories de personnes seront également analysées, sans oublier les pratiques et les représentations des « dominants » ou des « majoritaires » – que le concept de blanchité soit mobilisé ou non.

Trois niveaux seront pris en compte : celui des publics et des trajectoires des actrice.teur.s, celui du contenu des savoirs transmis, celui des professionnels de l’éducation en relation avec les institutions.

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